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Mali: rapport 2015

Janvier 2015: Notre équipe à Gao est très engagée et performante. Daouda, notre jeune chef de base tient "les rênes" d'une main de maître. Dans le programme "protection" dans les zones que nous couvrons, en l'espace de 4 mois, 10'000 enfants nés entre 2010 et 2014 ont été recensés. Ces enfants devaient bénéficier d'actes de naissance délivrés par l'état malien mais malheureusement, à ce niveau, aucune avancée sérieuse n'a été faite. Une déception de plus.

Nous avons signé un partenariat avec le PAM (nutrition) pour l'année 2015 et un nouveau PCA est en cours avec UNICEF pour la PEC de la malnutrition sur les deux cercles GAO et ANSONGO.

Les orphelins sont magnifiques, les bébés sont ronds et presque tous sont en bonne santé. Juste quelques rhumes. Nos scolarisés vont bien, ils sont heureux d'aller à l'école, ce qui fait le bonheur de leurs familles. Notre dévoué Badra avec l'aide de Daouda, Oura et Fatoumata (bénévoles) assument chaque samedi la distribution.

Les attaques terroristes sont fréquentes avec une recrudescence de la violence dans tout le pays, particulièrement dans la partie septentrionale avec des morts et des blessés chaque semaine. Le recrutement de jeunes adolescents pour le djihad bat son plein dans toute la brousse. Les populations sont terrorisées. La pauvreté s'accentue tant au sud qu'au nord.

Nous attendons toujours l'agrémentation du centre par l'état malien.

Février - juin 2015: Une situation toujours très précaire nous empêche d'aller dans les zones à risques. Le véhicule de notre chauffeur a sauté sur une mine, son passager a été amputé des deux jambes, par chance, lui s'en tire avec une blessure à la cheville. Nous apprenons également qu'un tir de roquette a touché la fille d'Awa. Elle aussi a perdu une jambe. Il ne se passe bientôt pas un jour sans annonce de ce type. Les blessés et les morts ne se comptent plus. A cela vient s'ajouter la sécheresse. Toutes les mares ont tari. La période de soudure s'annonce pire que toutes. Les troupeaux sont décimés, la survie des populations nomades est fortement compromise. Privé de pâturages, leur seul moyen de subsistance disparaît.

Notre programme d'aide aux orphelins continue malgré les innombrables difficultés. Il est d'autant plus nécessaire aujourd'hui que le pays n'a plus les moyens de subvenir aux besoins des populations. Les "laissés pour compte" manquent de tout, d'eau, d'électricité, de soins et de nourriture parce qu'il n'y a plus de travail. Ce sont les "oubliés" de la crise. Dans cet immense chaos, l'AAG fait son possible pour améliorer le quotidien des plus démunis. Sophie et son équipe luttent avec toute leur énergie pour offrir aux enfants issus de la misère, le droit le plus élémentaire qui soit, celui de manger à leur faim.
Qu'Ils en soient ici remerciés à leur juste valeur de même que nos donateurs sans lesquels rien ne serait possible.

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Oura et notre petit dernier




Les pâturages ressemblent à des déserts


 

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AAG - Association d'Aide à Gao - Suisse - Email:aide.gao@yahoo.com